Rugby : portrait de Jérôme Fillol

Pour son 10ème anniversaire de partenariat avec le rugby, Gedimat honore des joueurs emblématiques du Top14. Découvrez le portrait de Jérôme Fillol
10 ans - Gedimat et le Rugby - Julien Bonnaire

Il fallait un demi de mêlée, un numéro « 9 » au sein du groupe-rugby, au milieu de l'équipe Gedimat. Plus que nécessaire, incontournable. Le choix de Jérôme Fillol n'est pas innocent, le bougre est un meneur de danse avec les loups, les affamés de devant, aussi un chef d'orchestre, pour les artistes de derrière. Râleur, gagneur, ce qui va de paire, surnommé Belette pour son aptitude à se faufiler dans les trous de souris, Jérôme a été capitaine de l'équipe des Barbarians. Pour ses qualités intrinsèques et son esprit hautement collectif, aussi par ce qu'il est le petit fils de Guy Basquet, co-fondateur des Barbarians. Fillol signifie filleul en Catalan et son grand père a été le parrain de l'église Rugby, voilà qui ne s'invente pas et marque une filiation. Si, le président de la fédération française était Ferrasse, Basquet en a été « le Grand Bâtisseur », comme avait titré la Dépêche pour son éloge funèbre.

Restons dans le Catalan, on y retrouve aussi comme définition de « fillol »: rigoler, chemin de traverse et acte de partage, des termes appropriés à la personnalité du personnage, drôle et généreux. Parti d'Agen, Jérôme est passé par Toulouse, avant de tenter l'aventure parisienne : - « Oui, des petites lumières des lampions de fête les soirs de victoires avec le SU Agen à la ville lumière où en débarquant j'ai eu l'impression d'être un indien dans la ville, c'est mon parcours... »

Après dix huit ans de carrière, - ça s’arrose ! -, Jérôme a repris, à 37 ans, les rênes du « Mil'a », son bar à tapas, tapas-nocturnes bien sûr, aussi diurnes, sis en lisière des Halles, côté Louvre. Sa joie de vivre, son sens de la Fête en font un tenancier idéal. Quand les copains lancent mot « coucharita », il raconte comment, en 2005, il permet au Stade Français de se hisser en finale du championnat de France, en empêchant d'une perfection de cuillère, la fameuse « coucharita », son ancien coéquipier Florian Fritz, d'aplatir entre les perches et de faire gagner Toulouse. Appuyant sur l'esprit d'équipe qui anime les employés de Gedimat: - « J'ai vu comment ils fonctionnaient quand j'ai construit ma maison à Bordeaux et, effectivement, ça m'a rappelé nos valeurs du rugby, sans l'autre on est rien, ça marche aussi comme ça chez eux. »

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