Rugby : portrait de Jean-Pierre Rives

Pour son 10ème anniversaire de partenariat avec le rugby, Gedimat honore des joueurs emblématiques du Top14. Découvrez le portrait de Jean-Pierre Rives.

10 ans - Gedimat et le Rugby - Sylvain Marconnet

Surnommé « Casque d'Or » par Roger Couderc, le fils de Lydia et de Jojo, du quartier Saint Simon à Toulouse, est né sous une étoile particulière. Comblé parce que surdoué, devenu un artiste reconnu après avoir été un immense troisième-ligne, bien que de gabarit normal, 1,80m pour 82 kilos, Jean-Pierre, épaule tombante, tête penchée, ne parvient toujours pas à être totalement heureux. Porté par un humour subtil, parfois caustique.

Si Jean-Pierre Rives a été un proche de l'écrivain majuscule Antoine Blondin et le fils spirituel du sculpteur Albert Féraud, - qui lui a appris à maîtriser l'espace pour construire ses propres œuvres -, il y a une raison: la sensibilité à vif de ce personnage hors norme qui, de plaqueur en béton est devenu un homme de « french fer » qui plie l'acier à sa volonté.

Si, son sens de l'amitié reste intacte, il donne aujourd'hui la priorité à ses fils, Jasper et Kijno: il est dans leur construction de vie. Le premier étant promis à un estimable parcours dans le golf, sport que papa- Jean-Pierre pratique également avec sa vue de taupe. A trop concasser l'adversaire, il y a laissé des plumes d'un Coq qu'il a défendu bec et ongles.

 Le Blond n'a jamais eu une tendresse débordante pour les arbitres, selon lui des casseurs de rêve: il faut savoir qu'il possède son libre arbitre sur les choses de la vie et que, sous ses dehors dociles et une douce apparence, il possède une terrible volonté qui le porte vers l'avant. Que, de ce fait, il n'apprécie pas forcément d'être contrarié. Demandez à la Fleur, pardon Denis Charvet, ce qu'il pense des parties de raquettes à Châtillon, à, l'époque où son guide de vie le provoquait dans des matches de squash-à-la-Rives où le double vainqueur des grands chelems 1977 et 1981 improvisait des règles à sa convenance. La Fleur rigolait, le Blond gagnait, c'était ainsi. Voilà qui démontre combien Jean-Pierre a toujours eu la défaite en horreur!

Par contre, il apprécie le travail proprement fait et parfaitement fini d'où sa connivence avec Gedimat. S'il n'a pas touché le Bouclier de Brennus, ni participé à la Coupe du Monde, le Blond n'en restera pas moins comme l'un des plus  légendaires Chevaliers de la Table Ovale.

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