• Accueil
  • L'isolation thermique par l'intérieur (ITI)

Il existe plusieurs solutions techniques de pose : le doublage sur ossature métallique et le doublage collé. L’isolant est alors collé ou fixé mécaniquement sur le support. La contre-cloison peut être sur support bloc béton, brique ou encore bloc béton cellulaire. Cette technique est adaptée pour l’isolation des murs irréguliers en permettant de rattraper les inégalités de surface. Ce système permet également d’insérer sans détériorer l’isolation, les câbles et les prises électriques.

Attention : L’ITI ne permet pas de traiter tous les types de ponts thermiques et ne doit jamais être utilisée pour maquiller un mur à problème : si on ne peut pas régler le problème à sa source (humidité…), une lame d’air ventilée entre l’isolant et le mur est alors indispensable.

INFO +

ISOLATION : ITI, ITE OU ITR ?

Une isolation performante des parois de l’habitat s’impose pour empêcher la fuite des calories du chauffage. Comme les performances exigées sont élevées, l’épaisseur d’isolant à mettre en oeuvre l’est aussi. Trois grandes techniques d’isolation sont possibles : l’Isolation Thermique par l’Intérieur (ITI), par l’Extérieur (ITE) ou Répartie (ITR).

L’ISOLATION THERMIQUE PAR L’INTÉRIEUR (ITI)

consiste à intégrer un complexe isolant thermique sur la face intérieure du mur. Très fortement développée dans la construction neuve, pour sa simplicité de mise en oeuvre et son coût peu élevé, l’ITI est également le principal mode constructif capable de répondre aux exigences de rénovation thermique du patrimoine architectural ancien en évitant de modifi er l’aspect extérieur de la façade. Cependant, elle entraîne une réduction de la surface des pièces, importante lorsqu’il s’agit de construire BBC, des gênes possibles, par exemple pour l’ouverture des fenêtres du fait de l’épaisseur additionnelle, une mise en oeuvre qui peut être contraignante dans le cas de prises, canalisations ou autres équipements à démonter. Selon les parois, l’épaisseur de l’isolation varie de 20 cm pour les murs, 30 à 40 cm pour les combles perdus ou aménageables, et 10 cm pour les planchers sur vide sanitaire ou sur terre-plein. Les gains de cette surisolation peuvent être diminués à cause des ponts thermiques. Toute partie non isolée de la maison est à l'origine de pertes thermiques, de transmission de bruits indirects et de phénomènes de condensation. Les ponts thermiques peuvent provenir, d’une part, d'une mauvaise conception des points singuliers (isolation périphérique des planchers, des menuiseries, prises de courant…) et, d'autre part, d’une mise en oeuvre inappropriée. Il est nécessaire de veiller à isoler l’ensemble des parois d’une pièce et de porter une attention particulière aux raccords (mur-sol ou plafond) et aux ouvertures (huisseries et vitrages).

L’ISOLATION PAR L’EXTÉRIEUR (ITE)

est la plus performante car, en enveloppant les parois, elle supprime tous les ponts thermiques, ne modifi e pas la surface habitable et protège les parois des variations climatiques. Le coût de l’ITE est plus élevé que celui de l’ITI. Le fait de modifi er l’aspect extérieur du bâti nécessite une déclaration préalable de travaux ou un permis de construire. Seuls des systèmes sous Avis Techniques doivent être employés pour garantir la pérennité et les performances des ouvrages. Sur les murs, l’ITE consiste à fi xer des isolants en mousse synthétique ou en laine minérale et à les recouvrir d’un bardage en bois, en pierre, en matériau de synthèse… ou d’un enduit de façade. En toiture, les panneaux porteurs isolants permettent de simplifi er la charpente, en supprimant les chevrons, et de dégager le volume des combles qui gagnent en surface habitable. Ils se recouvrent de tout type de tuiles ou d’ardoises.

L’ISOLATION THERMIQUE RÉPARTIE (ITR)

fait appel à des blocs rectifi és en béton de granulats, en terre cuite, en béton cellulaire ou autres. La précision du calibrage et leur parfaite planéité permettent de se passer du mortier traditionnel de montage. On utilise un mortier-colle spécifi que de manière à obtenir un joint mince, de l’ordre du millimètre après écrasement. Ce principe de pose limite les déperditions thermiques et améliore l’étanchéité à l’air des bâtiments par rapport à une mise en oeuvre traditionnelle avec un joint de 10 mm. Du bloc de 20 cm d’épaisseur au monomur de 37 cm et plus, les maçonneries rectifi ées constituent un système constructif homogène, complet et performant. Une construction monomur de 30 ou 37 cm d’épaisseur bien réalisée affi che un R de 2,3 à 3 m2.K/W environ selon l’épaisseur et le matériau. Moins performants (R = 1 à 1,67 m2.K/W environ selon le matériau), les blocs hybrides de 20 ou 25 cm d’épaisseur se complètent d’une isolation intérieure classique mais offrent une résistance thermique du mur inégalée. Les performances sont équivalentes à celles de l’ITE, et meilleures avec 10 cm d’isolation rapportée (R = 4 m2.K/W et plus).


 

Performance énergétique : les éléments de structure